La machine à écrire

archives débat Médicis (7)

Le débat suscité par la petite « affaire Médicis » (1. pétition « musiques en vrac », 2. tribune en réponse sur tache-aveugle.net) a conduit à de nombreux débats, sur ces deux sites, mais aussi ailleurs. Pour mes archives personnelles surtout, et aussi pour les lecteurs intéressés, j’entreprends de republier sur mon site quelques uns des textes, courriers, commentaires que ma graphomanie a fait naître ici ou là. Il s’agit de texte signés de mon seul nom, ils n’engagent donc en aucune façon les autres signataires de la tribune (et, quand ils proposent une interprétation du texte de cette tribune, chacun est invité à aller la relire pour vérifier que je n’y projette rien qui n’y soit explicite). // 7. Ça a commencé , , , , et , et ça continue avec la poursuite du dernier échange. On s’écarte un peu de l’« affaire » Médicis elle-même, il s’agit plutôt ici du fond du débat, sur un plan plus théorique. Mise en garde : je balance, sans grande nuance, des généralités sur « la » métaphysique, « la » dialectique, etc. — il faudrait évidemment ne pas se permettre ça, en dehors d’un échange de courriels, en dehors du côté non-prémédité et un peu improvisé d’un tel débat... Ce sont donc des choses à lire en tant qu’indications seulement, ça demanderait, pour être étayé et rendu moins approximatif, simplificateur, etc., un travail d’une toute autre ampleur. Réactions bienvenues.

bonsoir J.-L.,

je renouvelle mon merci pour le dialogue, parce que j’ai l’impression que là, vraiment, on est en train d’avancer — ça se fait ici, discrètement, par mail, loin de la « polémique » visible sur blogs : quoi d’étonnant, finalement ?

J’essaie d’avancer prudemment, de ne pas dire trop de bêtise, de bien réfléchir à votre réponse, moi aussi (mais de toute façon, peu de chance qu’on arrive à clore le débat ce soir ; et puis, ce n’est pas le but). Je vous réponds en deux temps : d’une part, « généralement », sur « le » discours métaphysique ; d’autre part, plus particulièrement, sur la question de « la » musique occidentale de tradition écrite.

1) Tout d’abord, donc, sur « la » métaphysique. Bien entendu, ça n’existe pas, « la » métaphysique, il n’y a pas une chose identifiable strictement sous ce nom, homogène, ou bien hétérogène mais dont l’hétérogénéité se laisserait réduire à un « noyau ». Ceci entendu, il y a des gestes de pensée communs et repérables, des strates argumentatives très stables sur de très longues périodes. Parmi ces gestes, il y aurait disons un certain « rassemblement » : identification, Aufhebung, synthèse, réconciliation, ajointement, réappropriation, etc. C’est, pour schématiser, toute l’histoire de la « dialectique », de Platon à Hegel et bien au-delà (Derrida montre par exemple, dans de très belles pages sur la justice dans Spectres de Marx, que ce schème est encore pleinement à l’œuvre chez Heidegger) — la réduction du divers dans l’unité. « Penser, c’est identifier », dit Adorno dans Dialectique négative. Ce qu’a montré Derrida (entre autres : il ne sort pas de nulle part, bien entendu), c’est que ce schème opérait à partir de : 1. une détermination de la différence en opposition (binaire ou « dialectique »), et 2. un geste d’exclusion, de purification, d’élimination d’un reste inassimilable dans le procès de ce rassemblement (cf. par exemple l’analyse du Phèdre, dans l’essai « La pharmacie de Platon », et l’exclusion du pharmakos). La pensée de ce « reste » est l’une des grandes affaires de toute la philosophie contemporaine ; chez Adorno par exemple, c’est tout ce qui s’indique sous le nom de « non-identique » (et hop ! au passage, je viens de mettre en ligne un petit texte sur Adorno et la dialectique, que j’avais dans un vieux fond de tiroir de disque dur...).

Tout ceci pour dire que, s’il y a bien un discours qui est typiquement « métaphysique », en ce sens, c’est bien le discours que je nommais « anti-métissages » dans mon précédent message : détermination d’oppositions binaires (dès lors, toujours hiérarchisantes : cette axiomatique est une axiologie), identification supposée d’un champ qui serait « la » musique contemporaine, défense jalouse (et névrosée !) de la clôture de ce champ, recherche d’un discriminant unique (ou d’un nombre fini de critères sûrs, ça revient au même) à l’aide duquel on pourrait efficacement juger ce qu’il faut exclure et ce qu’il faut conserver, etc. C’est ce discours, avec ces conséquences politiques inéluctables, qui est le plus solidement « métaphysique », et qu’il faut « déconstruire » (je parle à dessein en termes très derridiens). Ça ne veut pas dire que ce que nous appelions plus tôt « le » discours sur le décloisonnement, le métissage, etc. n’a rien de « métaphysique » : dès lors que l’on croit à la possibilité rigoureuse d’identifier l’un et l’autre discours, dès lors que l’on détermine ces deux discours en opposition l’un par rapport à l’autre, dès qu’on les « renvoie face-à-face », on est repris dans la même vieille machine. Et il faut donc procéder autrement, de façon oblique ou diagonal, tenir compte des clivages qui ne manquent de surgir sur tous les fronts, etc. Bien entendu, il ne s’agit pas, surtout pas, de prendre le parti de ce qui est classiquement rejeté, et de crier vive le marché, vive Céline Dion et la Star Academy... Par ailleurs, le discours sur le décloisonnement prend bien souvent la forme d’un discours sur la rencontre fusionnante, la synthèse, etc., bref un discours là encore parfaitement « dialectique » et « métaphysique ». (Enfin, je disais dans mon précédent message qu’il y avait des « nécessités structurelles » à l’existence de ces deux (plus de deux en fait) discours : mais ça n’indique pas nécessairement que le rapport de l’un à l’autre soit de face à face, qu’ils soient l’envers et l’avers d’une même médaille — la structure de ce rapport est tout autre, je crois, même si elle peut prendre l’aspect de ces deux faces d’un même discours « métaphysique »)

Bref, en résumé : il y a un discours, celui de l’identité, qui est pour moi la cible principale à laquelle il faut s’attaquer — je la trouve plus dangereuse, à tous égards (artistiques, politiques, etc.), que le « décloisonnement » qui risquerait de détruire toute singularité (je ne crois pas beaucoup à ce risque, parce que la pulsion identitaire veillera toujours au grain, elle est irréductible, on l’a encore vu ces jours-ci). Si je veux m’attaquer efficacement à ce discours, il faut que j’arrive à ne pas pour autant verser dans le symétrique (parce qu’il revient au même), et à avoir autre chose à proposer que le décloisonnement tiède, l’indifférenciation, l’acquiescement aux forces dominantes du marché, etc. Bref, le discours « classique » peut garder en de nombreux lieux une pertinence critique, et il faut maintenir cette vigilance, cette méfiance (comme je l’écrivais à Michel Thion). Sur le plan politique par exemple, il faut parfois et critiquer et déconstruire le vieux fond onto-théologique de la souveraineté état-nationale, et soutenir parfois « l’État » comme rempart nécessaire, en une situation donnée, contre les forces économiques « néo-libérales » d’un marché tout-puissant et trans-national.

Voilà donc pour les généralités : éviter la réduction du pluriel, du divers, dans l’unité. Ce qui n’empêche pas, vous avez parfaitement raison, qu’il ne faut qu’à aucun moment ce recours au pluriel ne devienne une « facilité » pour se sortir de l’embarras : il faut tenir un compte précis et rigoureux d’autant d’éléments que possible, ne pas méconnaître les surdéterminations les plus massives de tel ou tel champ, comprendre les rapports de force, etc. Autant dire que c’est horriblement compliqué. Ce qu’on peut faire, déjà, quand on n’est pas décideur politique (devant décider de l’attribution de subventions, résidences) mais analyste et acteur d’un débat, c’est essayer d’avoir l’œil affuté et l’oreille aiguisée pour débusquer certains vieux philosophèmes, qui sont capables de nombreuses ruses, et de prendre des apparences très diverses, très retorses parfois — il faut aussi du flair, parfois !

Pour finir sur le « recours au pluriel » : il n’implique pas nécessairement une simple « modulation d’intensités », continue et infinie, parce que tout n’est pas quantifiable, et la topologie du champ n’a aucune raison d’être simple ! Et qui plus est, la « continuité » de certains principes n’implique pas l’absence d’effets de seuils, de « transitions de phase » (ça, c’est l’ancien physicien qui parle, puisque vous m’y invitiez...).

2) C’est déjà beaucoup, beaucoup, beaucoup trop long, mais je passe au second point que je vous ai promis. Quitter le domaine des généralités, arrêter de réciter son bréviaire du petit derridien modèle, c’est tout de suite plus compliqué... Je m’y risque néanmoins.

La conséquence du discours précédent, ce serait en effet que compte plus l’« énergie rock » de Romitelli précisément, parce qu’elle reste « monstrueuse » et qu’il y a bel et bien « infection » (i.e l’altérité n’est pas niée ou réduite, sans pour autant que cela se résume à un « simple » collage — à supposer qu’un collage puisse jamais être simple), que compte plus les superpositions chez Berio (même raison, je vous suis : il y a des musiques), plutôt que le tiède third stream qui voulait faire la synthèse du « jazz » et du « classique », pas toujours réussie en effet (je vous renvoie, si ça vous intéresse, à ces quelques notes, griffonnées sans beaucoup de préméditation il y a deux ou trois ans, en réponse à un étudiant : http://www.tache-aveugle.net/spip.p...). Et pour que cela fonctionne, chez Berio, chez Romitelli, et ailleurs encore (déjà à mes yeux Mahler, Berg, ou Stravinsky d’une autre façon), il faut bien entendu qu’existent, au moins « en apparence » (mais cette « apparence » traduit nécessairement une forme ou une autre de « réalité » : il faut donc revoir aussi cette opposition), des « seuils », des « frontières », quand bien même on n’arriverait pas à les délimiter précisément, en toute rigueur. Donc, je vous suis, à ma façon, sur cette idée de « seuil », et sur la nécessité de conserver en partie cette idée, pour pouvoir créer des œuvres qui font travailler cette limite. (Dans un autre registre : il faut bien qu’existe une certaine « frontière » (pourtant inassignable) entre littérature et philosophie, pour que l’écriture de Derrida dans Glas ou dans La carte postale puisse travailler efficacement ; il faut bien qu’existe une « frontière » entre témoignage et fiction, pour que Blanchot puisse écrire L’instant de ma mort ; etc.)

Il ne s’agit pas de nier les fractures, les césures, mais de se rendre compte au contraire qu’elles prolifèrent, partout, de façon inarrêtable.

Quant à la spécificité du dispositif « musique écrite », ou encore « musique occidentale de tradition écrite » : question ouverte, et très épineuse. D’une part, de façon incontestable, il y a bel et bien une puissante et solide tradition qui relie Bach, Mahler et Ligeti, qui les précède et qui leur survit. Cette tradition, qui a vu le jour et s’est développée dans un contexte précis (histoire précise, culture occidentale avec tous les arts, l’esthétique et la philosophie qui en sont inséparables, etc.), a indéniablement une très grande cohérence, malgré tout ce qui sépare Bach de Ligeti (zut, on va m’accuser de réduire le divers dans l’unité — non, non, ce n’est pas ça...). Il faut évidemment préserver ce joyau, le défendre bec et ongles, ne pas faire son deuil de son héritage (vous et moi savons bien que la « musique contemporaine » est toujours très vivante, malgré les dangers qui la guettent depuis longtemps), quelque soit le caractère problématique du projet de définir rigoureusement ses frontières.

D’autre part : je ne suis pas sûr, par contre, que la spécificité que vous alléguez à ce dispositif puisse facilement se résumer aux traits que vous mentionnez (« l’œuvre », « l’interprétation », « la division du musicien », etc.), en particulier parce que je ne crois pas que l’entité « Ornette Coleman », par exemple, soit immédiate, indivise, etc. (pas plus que tel ou tel de ses enregistrements). Le discours sur l’immédiateté en jazz est l’objet central de mes recherches, et il appelle à son tour des questions critiques et « déconstructrices ». Il y a « de l’écriture » partout (en un sens très général du mot écriture), même dans le jazz le plus improvisé — je ne parle pas ici du « thème » qu’on écrit à l’avance, je parle de ce qui se joue et se construit au moment de l’improvisation elle-même. Il faut donc arriver à penser les choses autrement, et arrêter de vouloir opposer par exemple « le jazz » et « la musique écrite » (toute la musicologie jazz, jusqu’ici, s’est engouffrée dans ce piège...), ce qui ne veut pas dire croire que tout ça c’est un seul et même grand truc uniforme qui serait « la musique ». Bref, il y a du pain sur la planche pour la pensée de la musique à venir...

Enfin, sur le deuil du « dispositif de l’écriture » qu’impliquerait les mutations technologiques actuelles (l’ordinateur etc.) : d’une part, incontestablement, il y a des mutations extrêmement rapides que nous sommes en train de vivre, un peu dans tous les domaines (en littérature par exemple, « le numérique » ne bouleverse pas seulement l’économie de l’objet commercial « livre », mais jusqu’à certains dispositifs d’écriture). En musique, ça peut passer par la composition assistée par ordinateur, oui. D’autre part, je pense que l’ordinateur (etc.) produit surtout un effet de vitesse, une potentialisation extrême et très visible de virtualités qui étaient déjà présentes. Dès lors qu’on s’est mis à écrire la musique (ce qui s’est toujours déjà produit, pour peu qu’on entende « écrire » en un sens plus large), se sont mises en place des formalisations, des règles, des procédures de calcul. Dès qu’il y a écriture, il y a la mise en place d’une machine, d’une « machine à écrire » (je vous renvoie au long texte sur Rousseau, dans Papier Machine de Derrida). Ça vaut aussi bien pour la syntaxe de l’harmonie tonale (cf. les exercices que les petits étudiants font en apprenant l’harmonie) que pour la musique sérielle (si vous avez eu la chance de passer par le Schoenberg Center à Vienne, vous devez connaître toutes les inventions farfelues de papy Arnold... diagrammes, règles à calculer les séries, etc.). Bref, tout ça pour dire que l’arrivée de l’ordinateur, ces dernières années, c’est exemplairement l’invention d’une nouvelle technique, et les crispations des « antis » sont en plein dans le vieux motif anti-techniciste, qui une fois de plus est aussi vieux que la métaphysique. Le discours anti-ordinateur reproduit, trait pour trait, le réquisitoire classique contre l’écriture qui était à l’œuvre dès le Phèdre de Platon, tout ça parce que la question de l’écriture et la question de la technique sont parfaitement indissociables : leurs prédicats essentiels sont les mêmes, exactement. Tout ça pour dire : je ne sais pas s’il s’agit de « faire son deuil », comme vous dites, du dispositif canonique de la « musique occidental écrite » : il a encore de beaux jours devant lui, il y a plein de compositeurs qui nous le prouvent assez souvent. Il ne s’agit pas non plus forcément d’acquiescer benoîtement à tout ce que l’ordinateur permet, si cela se fait au détriment du reste : il serait criminel de laisser se perdre tous les savoirs qui se sont patiemment construits avec l’écriture « à la main » (... et au clavier, le plus souvent !). Par contre, il faut peut-être faire son deuil de la prétention à pouvoir strictement isoler dans sa rigoureuse pureté tel ou tel paradigme. Ce qui ne veut pas dire, encore une fois, penser qu’il y aurait un seul champ homogène et uniforme, qu’il n’y aurait pas des effets de seuils, etc.

Il y aurait, je crois, un parallèle à faire entre la question qui nous occupe (les seuils, les lois qui ne sont pas les mêmes ici ou là, les différents « langages » musicaux, etc.) et la question classique de la multiplicité des langues. Mais je ne vais pas me lancer maintenant, ou bien je ne vais plus pouvoir m’arrêter...

Un tout dernier mot, sur votre second post-scriptum : la mondialisation est à l’œuvre, en effet, et de façon extrêmement rapide, parfois violente ; en musique, comme vous le disiez dans votre premier message, ce sont tous les métissages fructueux qui se font, les franchissements de seuils, etc., mais du coup également les métissages moins fructueux, l’essor de la musique commerciale, les subventions qui changent, la redéfinition des territoires et la contestation de certains privilèges, etc. Les crispations identitaires, ici ou là, témoignent surtout je pense de la vitesse et de la force peu répressible de ce qui œuvre à défaire les identités (ce qui ne veut pas dire défaire les singularités). Je ne connais pas assez la Belgique pour avoir un œil expert, mais vu de l’extérieur, ça ressemble beaucoup à ça, exemplairement. Et donc, fossés qui se creusent de partout, oui, dans nos conceptions du monde. Si l’on demande à l’art, à la musique de combler ces fossés, c’est à mon sens une trahison insupportable : le coup de la « musique consolatrice », qui « adoucit les mœurs » etc., ce serait demander à la musique de jeter un voile pudique sur tous les désordres du monde — politiquement, c’est dégueulasse... Revenir d’urgence au bréviaire adornien ! D’autre part, si on parle « réconciliation », on est en train de retomber dans la vieille machine métaphysique de la synthèse etc. Les « sursauts aristocratiques » peuvent être bienvenus, parfois, pour contrer ça, ok. Quant à savoir si les jazzmen radicaux auraient pu soutenir les contempos « humiliés » : il faudrait commencer par savoir s’il y a vraiment eu « humiliation », et pour ma part je n’en suis pas convaincu, même si ça a été vécu comme ça par certains. Ensuite, il aurait fallu que la réaction à cette supposée « humiliation » ne fût pas de taper sur Malik Mezzadri... (Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de lire la réaction de Dominique Pifarély à cette affaire : http://pifarely.net/wordpress/?p=3287, je la trouve parfaite : non seulement il dit que « par les temps qui courent, ça ne fait pas rire » de lire la pétition musiques-en-vrac, mais il dit aussi qu’il fait partie de ceux qui se sont toujours « insurgés » contre les jazzeux qui trouvaient qu’on donnait trop de fric à Boulez et à l’Ircam.) Mais au-delà, je crois que les jazzeux ont eu à subir trop longtemps l’exclusion, avec le même argumentaire exactement, pour ne pas avoir l’oreille assez affutée : on ne la leur fait pas, pas comme ça. Ces pièges classiques où sont tombés récemment certains « contempos », je crois que la plupart des jazzmen les évitent facilement — mais il y a d’autres pièges où ils peuvent tomber, bien entendu. Je ne suis pas jazzeux, moi, je suis seulement « jazzologue », mais croyez bien que je passe une bonne partie de mon temps à essayer de défendre la musique contemporaine (c’est un même geste, de toute façon, en même temps que défendre le jazz le plus contemporain, radical, exigeant).

bon, bon, ce sera tout pour cette fois-ci... à plus tard, j’imagine que nous n’avons pas fini !

amicalement,

benjamin