il n’y a rien à dire ou bien seulement

(à une passante)

... il n’y a rien à dire ou bien seulement, ne dis rien alors, ni merci ni pardon, garde, garde si tu peux, à se taire peut-être cela s’ébruitera mais à peine, à peine, petit frisson ce nom sur le bout de la langue, ne pas nommer, non, perdre et se perdre, sans mesure et s’en réjouir, ne reste plus alors que : rien — et c’est tout. Je t’épargne la suite ? Non, non, je ne t’épargne rien désormais, dépense sans compter ; l’incertitude, qui est le pire, l’incertitude qui est le pire et la chance. Un éclair puis la nuit : plonge, toi.

Et le poète : Die Welt ist fort, ich muß dich tragen.