Matérialité du livre

Cette bizarre manie, quand je veux communiquer de la bibliographie à mes étudiants, de toujours leur apporter les livres : qu’ils les voient, les touchent, en saisissent la pleine matérialité. Et qu’ainsi je me retrouve, régulièrement, chargé comme pas possible, obligé de prendre un second sac que je trimballe sur toute ma ligne de métro. Cela devait arriver, forcément : hier je l’ai perdu, le sac, oublié dans le métro je suppose, et dedans une quinzaine de bouquins, et certains sont de ceux qui comptent le plus de ma bibliothèque perso, quelques Adorno, quelques Lacoue-Labarthe, et deux Walter Benjamin.