... et tous fiers de l’être !

En guise de salut amical à Didier da...

VENTRE-SAINT-GRIS, interj.

[Juron fam. à Henri IV] Est-ce que par aventure ma fille aimerait le hussard ? Qu’elle l’épouse, passe encore ; mais qu’elle l’aime... ventre-saint-gris ! (SANDEAU, Mlle de La Seiglière, 1848, p. 277). Le juron de Henri IV met la sainteté entre la ripaille et l’ivresse. Ventre-saint-gris ! Je ne suis pas de la religion de ce juron-là (HUGO, Misér., t. 2, 1862, p. 645).
Prononc. : []. Étymol. et Hist. 1547 (N. DU FAIL, Propos rustiques, éd. J. Assézat, p. 94). Euphém. pour ventre dieu (v. ventre bleu), par substitution à Dieu, du nom fantaisiste de Saint-Gris. Fréq. abs. littér. : 23. Bbg. QUEM. DDL t. 30, 38.

TRIPOTÉE, subst. fém.

Pop., fam.
A. — Volée de coups. Synon. raclée, correction, trempe. Donner, flanquer, recevoir une tripotée. D’une claque, il lui couvrait la figure entière, et la chair avait encore tant de délicatesse, que les cinq doigts restaient marqués pendant deux jours. C’étaient des tripotées indignes (ZOLA, Assommoir, 1877, p. 689). Qu’est-ce que ça t’a valu ?... Une jolie tripotée dont tu as encore les marques sur la figure (HALÉVY, Mariage amour, 1881, p. 157).
En partic. [Au cours d’un conflit, d’une guerre] Attaque, lutte ; défaite. Bismarck va nous flanquer une jolie tripotée (...). Hein ? Quoi ? Une tripotée ! C’était Bismarck qu’on allait reconduire chez lui, à coups de crosse dans le dos (ZOLA, Nana, 1880, p. 1483). Les batailles se succèdent régulièrement, on se promet une tripotée pour telle heure ; cela fait partie de l’emploi du temps (FRAPIÉ, Maternelle, 1904, p. 230).
B. — Une tripotée de + subst. plur. Grand nombre, grande quantité de. Synon. nuée, ribambelle. Et les enfants, madame ! Des tripotées d’enfants, à même la terre, et à moitié nus ! (COLETTE, Music-hall, 1913, p. 33).
Prononc. et Orth. : []. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1. a) 1843 « volée de coups » (DUPEUTY, CORMON, Les Cuisines parisiennes, III, p. 1 ds QUEM. DDL t. 5) ; b) 1880 « défaite complète dans une bataille, une lutte » (ZOLA, Nana, p. 1483) ; 2. 1867 « grand nombre » (DELVAU). Part. passé fém. subst. de tripoter*. Fréq. abs. littér. : 25. Bbg. QUEM. DDL t. 2.

PSYCHOPATHE, adj. et subst.

PATHOL. (Celui, celle) qui est atteint(e) de maladie mentale, de psychopathie. Individu normal ou psychopathe. Il est impossible de prouver ou de démentir qu’une personne qui admet l’existence des phénomènes parapsychologiques est pour cette seule raison névrosée ou psychopathe (AMADOU, Parapsychol., 1954, p. 24). Tel psychopathe que nous enfermons dans un asile d’aliénés serait vraisemblablement reconnu magicien-guérisseur dans les sociétés chamanistiques et promu de ce fait à une situation sociale privilégiée (Hist. sc., 1957, p. 1534). Les psychopathes ne se classent ni parmi les psychotiques (réellement aliénés) ni parmi les névrosés (qui souffrent seuls de leurs troubles). Ce sont des individus instables, impulsifs et difficiles, dont le comportement fait souffrir, essentiellement, leur entourage (SILL. 1965). V. anormalité ex. 1, névrosé ex. 2.
Prononc. : []. Étymol. et Hist. 1894 « malade mental » (SACHS-VILLATTE, Französisch-deutsches Supplement-Lexicon [Berlin] ds QUEM. DDL t. 20) ; en partic. 1943 « individu présentant une personnalité psychopathique » (SARTRE, Être et Néant, p. 442) ; cf. 1946 (MOUNIER, Traité caract., p. 44). Dér. de psychopathie*.

[source : TLFi ]